Un article dans un magazine féminin. Parfois les bras m’en tombent bien bien bas.
Je m’explique : On a découvert une pratique nouvelle, la thérapie « flash » ou « Votre sac à main sur le divan ». Car le sac à main raconte à lui seul l’existence des femmes. OUF ! Il matérialise ce que notre époque attend des femmes prévoyantes, disponibles, autonomes, élégantes.
Bref, Mesdames, vous êtes votre sac et votre sac est vous.
De cette réciprocité dans l’ingérence nait un état fusionnel duquel jaillirait l’inconscient, matière à analyse.
Le sac à main cristallise les tensions entre liberté et contrôle, autonomie et charge mentale, norme et identité tout en racontant notre rapport au corps et à l’espace public.
Le « sans sac » est une exception. Ce serait un peu comme sortir nue dans la rue.
Parfois, je ne sais pas, les choses m’échappent.
Mais d’où viennent ces prises de tête ? Quel besoin ont les modeux d’intellectualiser dans un verbiage grotesque ces objets du quotidien ?
L’objet sac est donc pensé comme une clinique, c’est à dire un lieu d’étude dont le langage à propos serait un accès à la jouissance par les mots. Evoquer le sac comme précédemment c’est donc envisager sa fonction non pas utilitaire, mais comme un objet relevant du psychisme des sujets et des êtres.
A ce propos je cherche et trouve les derniers « Ob-jeux » (merci Francis Ponge pour avoir avec tant de délicatesse, d’à propos et de poésie inventé le néologisme). Spécimen en effet très révélateurs d’une psyché tortueuse voire tordue.

It bag de Longchamp

Moschino, sac baguette

Chest bag Sarah Levy

Météorite Swipe bag Coperni
Ô Secours !

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