Ce sera le 8 septembre. Mais qu’est ce que la confiance ?
La confiance est ce qui me porte à me fier à une réalité pourtant incertaine. Je fais confiance sachant que le meilleur comme le pire sont pourtant possibles. Je fais confiance à la nature humaine sachant que l’homme est changeant, imprévisible et qu’on ne sait jamais au juste qui sont nos, pourtant, proches.
La confiance est étrangère aux arguments de la raison. Elle se donne, se reprend un peu à l’intuition.
Ainsi je veux croire en l’espèce humaine. C’est cette croyance qui compense l’inquiétude que pourrait générer le manque de confiance.
J’ignore de quoi demain sera fait, mais je crois spontanément que, demain, je serai encore en vie. Je sais que les hommes sont faillibles, mais je les crois capables de tirer leçon de leurs erreurs. Si j’ignore les intentions de mes proches, je crois que des alliances avec eux sont toujours possibles. Si je sais que la réalité fourmille de périls, je crois à la chance et à ma bonne étoile.
Notre premier ministre ne fait pas autre chose : la démonstration que prendre le risque de la confiance lorsqu’on en pressent l’issue est l’ultime preuve de l’exercice d’un pouvoir qui abdique. Ses limites implicitement admises et comme maitrisées dans leur prévisibilité , un paradoxe de la vie politique (politique au sens large)

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