Depuis quelque temps, quelques jours, une passion, s’est re-éveillée en moi ( comme quoi les histoires d’amour ne sont jamais finies ) pour Vermeer.
La peinture Hollandaise du 17ème siècle globalement mais quand on prend la pelote, il faut alors tirer un fil et c’est Vermeer qui est venu et tant mieux d’ailleurs.
Et notamment la peinture de genre ( intérieurs domestiques ) et » Tronches » ( ce qu’on appelait » tronches » à cette époque n’avait rien d’insultant : des visages saisis dans une expression )
Les intérieurs de Vermeer, peintre converti au catholicisme dans ce milieu largement protestant de l’époque, sont peints à l’aide de la » chambre noire » ( à laquelle Vinci s’était déjà intéressé ) mais là où Vermeer est à part, c’est qu’il va mettre la lumière sur une surface qui ne peut la réfléchir, s ‘appropriant ainsi la lumière pour la déposer là où il veut qu’elle soit ( une croute de pain par exemple ) et non, là où elle pourrait être ( surface lisse réfléchissante ) , donnant ainsi à la lumière un côté mystique .
Les intérieurs de Vermeer sont aussi des fenêtres ouvertes sur des paysages qu’on ne voit jamais. Tout renvoie à l’intérieur de la maison.
D’où le » DEDANS DU DEDANS » du titre de cet article. Vermeer nous montre des personnages dont on ne saisit pas vraiment le regard ou bien si c’est le cas ( comme » La jeune fille à la perle » ) le regard du personnage ouvre sur une sorte d’abime intérieur. Bref, dans un cas, comme dans l’autre, on EST dans le personnage. Ainsi en est-il de la » Dentellière « .


Ses portraits peints au pinceau fin sont paradoxalement assez flous. Pourquoi ce flou ? Pourquoi ce peintre, connu à son époque ( on faisait le détour à Delft pour visiter son atelier) ne vendait-il pas ses tableaux ? En quoi sa conversion au Catholicisme a-t’elle influencé son oeuvre? En quoi est-il différent dans le traitement des sujets des peintres protestants de l’époque ? Et tant d’autres questions sans réponse.
Décidément passionnant en plus de révéler tant de douceur et de mystère dans ses toiles.

Laisser un commentaire