Une nécessité.
A l’heure où tout va si vite, où nous sommes assommés d’informations contradictoires, où le temps semble s’accélérer, où une chose en entraine une autre dans la seconde, où nous sommes incapables de nous concentrer réellement, nous en arrivons à oublier que la lenteur est une valeur.
Une lenteur qui vise à donner du temps au temps, qui ne rime ni avec désengagement, laxisme ou inactivité mais avec la conscience de ce qui se passe en nous et autour de nous, avec le temps pour s’en imprégner et comprendre.
Une lenteur qui vise à ancrer les savoirs au lieu de les consommer, une lenteur dans l’amour pour se parler, se respirer, pour construire, une lenteur dans les medias et notre façon d’appréhender le monde et ses changements, mesurer les enjeux et la complexité des conflits pour ne pas céder à la bêtise des réactions sur le vif.
Nous avons besoin de lenteur dans l’art pour laisser venir l’inspiration, dans le deuil, les rémissions, la thérapie pour intégrer ce qui nous arrive. Une lenteur qui vise à agir en conscience de ce que l’on dit, produit, transmet.
Il en va d’un mode de vie plus conscient, plus pertinent donc.
Je vous espère des lenteurs qui vous connectent à vous, aux autres et au monde.

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