Vous devez vous dire cher lecteur que je publie beaucoup pour ce nouvel espace d’écriture et vous avez raison. Vous aimeriez en connaitre la ou les causes ? Les voici sans que je cherche à me justifier précisément.
- Je déteste le mois de janvier qui fait suite à l’effervescence des fêtes de fin d’année ou s’étiolent encore quelques voeux qui finiront par disparaitre le mois finissant. L’écriture est donc un refuge pour moi. Un peu comme si je préférais écrire plutôt que vivre. Je rejoins par là André Comte-Sponville qui dans son dernier ouvrage que je lis en ce moment (je ne fais pas qu’écrire, je lis aussi beaucoup) et qui s’intitule « L’opportunité de vivre » , avec pour sous titre : « Ultimes études« , narre le pourquoi de cet « ultime » : Il laissera ensuite place à la vie, à son âge avancé (quoique), au désir de profiter de la vie. Tout un chacun sait que l’écriture isole. J’écris parce que Janvier m’ennuie. Pour d’autres c’est Novembre, pour d’autres peut être encore d’autres mois. On a comme ça des détestations complexes dont l’origine est parfois, y compris pour nous, confuse. Je préfère donc m’isoler dans l’écriture plutôt qu’aller boire un verre en terrasse avec des amis. On peut comprendre par ces températures.
- Par ailleurs, vous n’êtes pas obligé de tout lire cher lecteur, vous pouvez vous promener dans ces écrits à votre guise, je ne vous en tiendrai pas rigueur d’autant que je ne sais pas qui vous êtes.
- Ce cahier (je préfère le mot « cahier » à celui de « blog », je n’ai pas de goût pour les anglicismes), je le teste. Il y a donc là aussi une hypothèse de sens à cette frénésie de l’écriture. J’en teste la mise en page, les nouvelles rubriques, l’apparence. Je remercie au passage et avec tout mon amour mon fils Hugo qui s’occupe de toute « l’intendance » de cet espace, du référencement etc.
- Le besoin d’expression est chez moi vital. L’écriture, mais vous l’aurez compris est un refuge ouvert. En ceci paradoxal. J’aime les paradoxes, j’écris dans le silence bien au chaud, vous me lisez ailleurs, chez vous, un ailleurs que je me plais à imaginer, car je ne peux que l’imaginer comme je ne peux qu’imaginer si vous me lisez distraitement ou au contraire avec intérêt en revenant sur les mots et les phrases.
- Je lis également en ce moment « Nos dernières fois » de la philosophe Sophie Galabru et on remarque au passage que ces deux philosophes produisent chacun un ouvrage qui fait allusion à la finitude. J’ai cette angoisse de la dernière fois, de savoir si ce seront là mes derniers écrits, en ce sens écrire ici est une respiration supplémentaire. J’en suis ensuite soulagée comme apaisée. A chacun ses remèdes contre l’angoisse qui fait de nous des êtres si vivants parce que si vulnérables.
- J’écris aussi pour vous car vous êtes déjà près de 1000 en une semaine à avoir pointé le bout de votre nez ici et c’est là un encouragement à continuer à vous distraire, vous intéresser, vous occuper aussi peut être simplement.
- Bref, tout cela va prendre un rythme de croisière et arrêter de remplir vos boites mail pour les abonnés.
Je vous souhaite de faire de belles balades dans ce beau cahier.

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