{"id":915,"date":"2025-10-07T07:58:49","date_gmt":"2025-10-07T05:58:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/?p=915"},"modified":"2025-10-25T08:00:56","modified_gmt":"2025-10-25T06:00:56","slug":"liaison-double","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/?p=915","title":{"rendered":"Liaison double"},"content":{"rendered":"\n<p>(temps de lecture : 2mn)<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une double liaison : celle d\u2019un couple peint par Rembrandt en 1634, repr\u00e9sent\u00e9 sur deux tableaux en pieds, mesurant plus de deux m\u00e8tres. Et puis celle de deux mus\u00e9es, le Louvre et le Rijksmuseum d\u2019Amsterdam, qui se sont unis pour l\u2019achat de ces toiles exceptionnelles.<br>Il faut remonter \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle pour comprendre l\u2019origine de cette union. En 1877, la collection de Willem van Loon, dont font partie les tableaux des deux \u00e9poux, est mise en vente aux Pays-Bas. Le gouvernement n\u00e9erlandais est int\u00e9ress\u00e9, mais la somme est exorbitante.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est finalement un consortium de la famille Rothschild, qui se porte acqu\u00e9reur de ces deux tableaux ainsi que de soixante-six autres peintures flamandes et hollandaises. En 2014, la famille Rothschild d\u00e9cide de se s\u00e9parer de ces deux joyaux. La France souhaite les conserver sur son sol, et les Pays-Bas les faire revenir. Finalement, les deux institutions d\u00e9cident d\u2019une acquisition conjointe en 2016, pour un prix de 160 millions d\u2019euros. L\u2019Hexagone ach\u00e8te le portrait de Oopjen Coppit et les Pays-Bas celui de son \u00e9poux Maerten Soolmans. Avec une condition : <strong><em>les deux tableaux ne pourront \u00eatre ni s\u00e9par\u00e9s ni pr\u00eat\u00e9s, compte tenu de l\u2019importance de l\u2019acquisition.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"750\" height=\"1174\" src=\"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-913\" srcset=\"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-1.jpg 750w, https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-1-192x300.jpg 192w, https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-1-654x1024.jpg 654w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Tableaux uniques dans l\u2019\u0153uvre de Rembrandt<\/h4>\n\n\n\n<p>Ces tableaux sont uniques dans l\u2019\u0153uvre de Rembrandt puisque ce sont les seuls portraits en pied grandeur nature connus, un format d\u2019ailleurs tr\u00e8s rare en Hollande. Ils t\u00e9moignent du statut social des deux \u00e9poux, issus de la haute bourgeoisie d\u2019Amsterdam. Le couple a pass\u00e9 commande de ces toiles peu de temps apr\u00e8s son mariage, en 1633.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s un bref s\u00e9jour entre septembre 2018 et janvier 2019, les deux toiles ont retrouv\u00e9 ,en 2024, leur place au Louvre pour une dur\u00e9e de cinq ans cette fois-ci. Install\u00e9es dans la salle Rembrandt de l\u2019aile Richelieu, elles sont expos\u00e9es parmi les grands portraits du XVIIe si\u00e8cle de la peinture flamande, hollandaise, italienne ou fran\u00e7aise. De quoi combler \u00ab&nbsp;un grand vide&nbsp;\u00bb du c\u00f4t\u00e9 de la peinture hollandaise, o\u00f9 les toiles monumentales sont rares. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux compositions se r\u00e9pondent : Maerten Soolmans tend un gant \u00e0 son \u00e9pouse, qui descend un escalier vers lui. Le fond compos\u00e9 d\u2019un rideau noir unit les toiles. Une analyse r\u00e9alis\u00e9e lors de la restauration des \u0153uvres en 2017 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que Rembrandt avait d\u2019abord pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 pour l\u2019arri\u00e8re-plan des tableaux un porche ou une ouverture de porte arrondie.<br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"653\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-653x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-914\" srcset=\"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-653x1024.jpg 653w, https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image-191x300.jpg 191w, https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/image.jpg 750w\" sizes=\"(max-width: 653px) 100vw, 653px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>   On se demande comment de tels ornements de chaussures pouvaient tenir !<\/p>\n\n\n\n<p>Vous avez donc jusqu&rsquo;en 2029 pour les voir !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(temps de lecture : 2mn) C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une double liaison : celle d\u2019un couple peint par Rembrandt en 1634, repr\u00e9sent\u00e9 sur deux tableaux en pieds, mesurant plus de deux m\u00e8tres. 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