{"id":1874,"date":"2026-10-06T08:46:07","date_gmt":"2026-10-06T06:46:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/?p=1874"},"modified":"2026-10-06T22:55:14","modified_gmt":"2026-10-06T20:55:14","slug":"vacances-romaines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/?p=1874","title":{"rendered":"Vacances romaines"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rome : c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9\u2026 La ville s\u2019\u00e9puise de soleil et de chaleur.&nbsp; Allong\u00e9e pour la sieste dans cet appartement qu\u2019on lui a lou\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un des h\u00f4pitaux, Louise \u00e9coute les cris et les rires des ambulanciers assis, les pieds dans des bassines d\u2019eau froide, finissant toujours par s\u2019inonder de cette eau fraiche, se poursuivant au travers des rues, hurlant des insanit\u00e9s, l\u2019emp\u00eachant de dormir mais peu lui importe. Elle tend l\u2019oreille, elle aime ces bruits d\u2019hommes qui jouent \u00e0 faire les enfants\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout \u00e0 l\u2019heure elle sortira. Elle a pris l\u2019habitude pour ses vacances romaines,&nbsp; de se perdre le soir dans les ruelles, de d\u00e9ambuler sur la placette quand la lumi\u00e8re arase les toitures. Il y a alors dans l\u2019air comme une m\u00e9lancolie, quelque chose qui lui convient, de doux et d\u2019un peu d\u00e9suet, quelque chose qui l\u2019envahit et ce pourrait bien \u00eatre le bonheur de vivre. C\u2019est ce qu\u2019elle se dit. C\u2019est assez facile aussi, elle pense, le bonheur, finalement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce s\u00e9jour \u00e0 Rome, pour am\u00e9liorer son niveau en italien, elle l\u2019a d\u00e9cid\u00e9 comme on claque des doigts, un soir dans son appartement parisien, le silence s\u2019\u00e9tait fait trop dense, l\u2019absence de projets trop lourde. Elle a cherch\u00e9 sur Internet : un s\u00e9jour linguistique d\u2019un mois, des cours le matin, un h\u00e9bergement en colocation. Une majorit\u00e9 d\u2019\u00e9tudiantes dans ces cours, de tr\u00e8s jeunes filles. L\u2019\u00e9cole lui&nbsp; a donn\u00e9 un logement pour elle seule au vu de la diff\u00e9rence d\u2019\u00e2ge avec les autres \u00e9tudiantes,&nbsp; un appartement via Taramelli. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elle est, pour l\u2019heure, \u00e9coutant ces bruits d\u2019hommes sous ses fen\u00eatres.<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Bonheur et vacances romaines<\/h5>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle a pass\u00e9 les tests le premier jour, soigneusement pr\u00e9par\u00e9 son texte de pr\u00e9sentation en italien et s\u2019est retrouv\u00e9e dans le groupe des \u00ab&nbsp;moyens&nbsp;\u00bb \u2026 R\u00e9el plaisir des cahiers \u00e0 remplir, de la vie \u00e9tudiante, comme un all\u00e8gement. Louise s\u2019est dit que ce s\u00e9jour \u00e0 Rome \u00e9tait ce qu\u2019il lui fallait. Loin de tout, de son histoire branlante avec G\u00e9rard, de cette violence de leurs rapports. Le moyen peut \u00eatre d\u2019en finir avec cet amour, de tourner une fois pour toutes cette lourde page de cinq ann\u00e9es, de s\u2019ouvrir \u00e0 d\u2019autres histoires, d\u2019autres hommes ou\u2026 rien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle marche via Borgognona. Ce soir ces pas iront Piazza di Spagna : S\u2019asseoir sur les marches, fumer une cigarette en \u00e9coutant les musiciens, c\u2019est \u00e7a son projet\u2026 Elle marche l\u00e9g\u00e8re dans la rue, joue \u00e0 faire claquer ses talons, son sac \u00e0 la main, elle se sent libre et belle comme si la beaut\u00e9 de cette ville irradiait tout. Elle a mis une robe bleue, un peu longue, qui bouge joliment sur ses mollets. Les klaxons retentissent un peu partout : les habitudes de conduite des italiens l\u2019amusent. \u00ab&nbsp;La mostra&nbsp;\u00bb dit sa m\u00e8re, cette com\u00e9die perp\u00e9tuelle des apparences, ce grand mic mac, c\u2019est \u00e7a aussi qu\u2019elle aime.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un homme la croise, un homme comme beaucoup d\u2019 italiens : pas tr\u00e8s grand, chemise blanche un peu ouverte sur la poitrine, dents tr\u00e8s blanches aussi, cheveux gomin\u00e9s, un sp\u00e9cimen en quelque sorte.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il s\u2019arr\u00eate \u00e0 sa hauteur, lui fait un compliment, ce qu\u2019elle prend pour un compliment. Des yeux qui sourient et un regard qui cherche le sien. Oui, elle veut bien boire un verre, oui, elle est fran\u00e7aise. Alors, il parle en fran\u00e7ais, plut\u00f4t bien,&nbsp; il dit qu\u2019il l\u2019a su de suite qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait pas italienne, quelque chose d\u2019\u00e9l\u00e9gant dans la d\u00e9marche, il dit qu\u2019il est descendu du bus \u00e0 la plus proche station quand il l\u2019a aper\u00e7ue et qu\u2019il est&nbsp; venu \u00e0 sa rencontre. C\u2019est ce qu\u2019elle comprend.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il parle vite sans se&nbsp; d\u00e9partir de son sourire. Il demande si elle veut boire un <a href=\"https:\/\/lesboomeuses.com\/viola-et-le-relais-boccador-le-charme-de-la-cuisine-italienne\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\">verre<\/a> &nbsp;\u00bb la signorina &nbsp;\u00bb et &nbsp;\u00bb vous \u00eates si belle \u00ab&nbsp;. Il m\u00e9lange les langues, il s\u00e9duit, dans ce jeu l\u00e0 de la s\u00e9duction comme seuls les italiens savent le faire . Il lui parle du \u00ab&nbsp;Caffe Greco&nbsp;\u00bb, non, elle ne connait pas. Il l\u2019invite. C\u2019est via Condotti , l\u2019une des rues les plus chics de Rome. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019ils vont faire connaissance. Le lieu est beau, charg\u00e9 d\u2019histoire, comme toute cette ville. Des portraits au mur de toutes les c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s qui l\u2019ont fr\u00e9quent\u00e9. \u00ab&nbsp;Louisa&nbsp;\u00bb il dit, cet homme qui s\u2019appelle Vincenzo, avocat, il sort sa carte, la lui donne. Ils sont dans ce lieu inconnu, elle regarde cet homme inconnu aussi . Elle parle de ses vacances, des cours qu\u2019elle prend, de ce pr\u00eatre qui est l\u00e0 aussi dans le cours, ils rient ensemble, leurs genoux se fr\u00f4lent parfois. Quand ils n\u2019ont pas les mots pour dire, ils \u00e9changent un sourire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est \u00e7a au fond la libert\u00e9 pense-t\u2019elle : une ville inconnue, un homme pour qui elle est juste un pr\u00e9nom, une fran\u00e7aise en semi-vacances. Pas d\u2019histoire de vie \u00e0 se raconter, trop compliqu\u00e9 dans les mots \u00e0 traduire, ils jouent avec les banalit\u00e9s. Il lui tient le bras, le caresse en la regardant. Il y a la caresse des mots, des gestes et celle de l\u2019italien qu\u2019ils parlent. Il adore son accent, elle aussi, c\u2019est si \u2026. &nbsp;\u00bb exotique&nbsp;\u00bb , si chantant, une promesse. C\u2019est Visconti, Comencini, Scola, c\u2019est \u00ab&nbsp;Une journ\u00e9e particuli\u00e8re&nbsp;\u00bb et de fait elle l\u2019est.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Combien de temps sont ils rest\u00e9s dans ce caf\u00e9 ? Quand ils sortent, c\u2019est la nuit. Louise dit qu\u2019elle veut marcher un peu seule, qu\u2019elle va rentrer. Vincenzo griffonne son t\u00e9l\u00e9phone sur un papier qu\u2019il lui donne, il referme sa main dessus, la tient &nbsp;\u00bb Tu m\u2019appelleras, di me lo&nbsp;\u00bb \u2026 &nbsp;\u00bb Si&nbsp;\u00bb et elle sait qu\u2019elle le fera.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le lendemain, \u00e0 9h, c\u2019est le cours d\u2019italien. L\u2019\u00e9cole n\u2019est qu\u2019\u00e0 10 minutes \u00e0 pied de son logement. Elle est gaie, elle chante des chansons faciles un peu b\u00eates, des histoires \u00ab&nbsp;d\u2019italien qui sait qu\u2019il aura de l\u2019amour et des femmes&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;L\u2019inamoramento&nbsp;\u00bb, c\u2019est tellement beau, tellement plus beau que &nbsp;\u00bb le coup de foudre&nbsp;\u00bb , c\u2019est ce qu\u2019elle ressent. A la pause , elle appelle, il lui donne rendez vous pr\u00e8s de son travail, Piazza dell\u2019Orologio, pas tr\u00e8s loin de la Piazza Navona, ils iront d\u00e9jeuner ensemble. Tous les jours pendant cette semaine qui vient, ils d\u00e9jeuneront ensemble l\u00e0 au milieu des touristes, ce sera leur rendez vous quotidien pour faire connaissance. L\u2019essentiel en fait de leurs journ\u00e9es, ces rencontres. Il est mari\u00e9, il a fini par le dire, elle s\u2019en fiche. Elle veut un homme qui l\u2019aide \u00e0 s\u2019ancrer dans cette ville, pas se marier avec, pas quelque chose de s\u00e9rieux, elle n\u2019est m\u00eame pas certaine du d\u00e9sir, du plaisir de le voir oui, du d\u00e9sir non.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un jour de jeunes yougoslaves passent entre les tables du restaurant o\u00f9 ils sont. Ils mendient. Vincenzo et Louise ne font pas attention \u00e0 eux, occup\u00e9s par leur discussion. Les enfants passent, apr\u00e8s il se rend compte qu\u2019il n\u2019a plus son t\u00e9l\u00e9phone, il \u00e9tait l\u00e0 sur la table, ils l\u2019ont vol\u00e9. Il est furieux, il faut qu\u2019il appelle sa femme (ils sont dans autre chose d\u2019un coup, dans le mensonge, ouvertement), il demande \u00e0 t\u00e9l\u00e9phoner, elle l\u2019entend parler, elle a honte pour lui un peu, pas longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;<strong><em>Vincenzo,&nbsp; da quando ti conosco, tutto quello che mi importava \u00e8 sparito&nbsp;<\/em><\/strong>\u00bb\u2026 Enfin, elle veut le croire. Ce serait si simple comme les ardoises magiques de son enfance, on efface et on recommence, pas de trace visible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u00e0 c\u2019est dimanche. Vincenzo est avec sa femme. Dans la journ\u00e9e, elle sort manger une glace.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Demain, ils se verront dans leur endroit, ce qui est devenu leur endroit et l\u00e0, il y aura ce moment o\u00f9 il l\u2019invitera chez lui, sa femme est partie pour la semaine, viens tu verras c\u2019est un joli appartement, il lui cuisinera la pasta et ils boiront du Chianti. Oui, elle viendra, jeudi soir, c\u2019est d\u2019accord, apr\u00e8s elle part, elle retourne en France.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;Jeudi soir : elle s\u2019est fait belle pour aller vers lui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019appartement est un peu&nbsp; vieillot en fait : des meubles en bois comme ceux qu\u2019il y a chez ses parents, des tapis, des cadres un peu partout et des photos . Des dorures, beaucoup, c\u2019est kitsch \u00e0 souhait. On sent l\u2019argent mais pas le go\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vincenzo ferme la porte \u00e0 cl\u00e9s derri\u00e8re elle, elle le remarque mais ne dit rien. Il fait les p\u00e2tes dans la cuisine, jette un spaghetti sur le mur pour v\u00e9rifier la cuisson, elle connait ce geste, elle s\u2019en est amus\u00e9e souvent avec ses enfants, et puis voil\u00e0, il lui propose de s\u2019asseoir sur le canap\u00e9, de boire un verre de Chianti , le temps que tout soit pr\u00eat. D\u2019un coup il se jette sur elle, un animal , elle se d\u00e9fend, dit que non elle ne veut pas, qu\u2019elle a peur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors il arr\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils se mettent \u00e0 table. Sur le bahut en face, il y a un cadre avec une photo de mariage, Louise le prend et le met au milieu d\u2019eux, entre les verres, les p\u00e2tes. Ils n\u2019ont plus de mots d\u2019un coup, ils mangent dans le silence. C\u2019est \u00e0 peine s\u2019il ose la regarder et puis il appelle un taxi et la raccompagne.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le lendemain, elle est gare Termini, le mois d\u2019ao\u00fbt est fini. Elle attend ce train de nuit qui la ram\u00e8nera vers la France, Paris.<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Louise a mis la robe bleue, celle de sa rencontre avec Vincenzo, comme une mani\u00e8re de dire aurevoir \u00e0 cette ville. Une caresse dans le cou la fait sursauter. Vincenzo est l\u00e0, un peu p\u00e2le, haletant aussi, il ne veut pas la perdre, qu\u2019elle parte oui, mais ils se reverront. L\u2019\u00e9vidence de l\u2019inamoramento. Il bredouille dans un m\u00e9lange d\u2019italien et de fran\u00e7ais, il pleure aussi et puis il la prend dans ses bras et lui murmure \u00e0 l\u2019oreille des mots d\u2019amour, de ceux qu\u2019il a retenus pendant ces jours de leurs rencontres. La gare Termini bouge autour de ce couple enlac\u00e9 dans le d\u00e9part pour une histoire qui leur reste \u00e0 \u00e9crire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rome : c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9\u2026 La ville s\u2019\u00e9puise de soleil et de chaleur.&nbsp; Allong\u00e9e pour la sieste dans cet appartement qu\u2019on lui a lou\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un des h\u00f4pitaux, Louise \u00e9coute les cris et les rires des ambulanciers assis, les pieds dans des bassines d\u2019eau froide, finissant toujours par s\u2019inonder de cette eau fraiche, se poursuivant au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1875,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1874","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/vacances-romaines.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1874","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1874"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1874\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1879,"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1874\/revisions\/1879"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1875"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1874"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1874"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mezzogiorno.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1874"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}