Se marier

Je vois mes enfants qui se marient, leurs copains qui se marient. A l’heure où tout est fugace, éphémère, où l’amour est devenu une consommation au même titre que tout le reste de nos vies dans cette société où tout va trop vite , où les gens sont quasi interchangeables, cette jeune génération a choisi le symbole comme un pied de nez à cette vie mouvante.

Une foi en la durée, la stabilité.

Je rêve de me marier un jour. Loin des projections induites par les rencontres où chacun rêve l’autre plus qu’il ne voit sa réalité, je fais le voeu de rencontrer (enfin) celui qui se montrera tel qu’il est et me voudra telle que je suis.

La notion de « vouloir » l’autre est absolument et résolument délicieuse à entendre déjà, à mettre en pratique ensuite.  » Ti voglio bene » dit-on en italien et c’est là le sens profond de cette relation : je te veux, toi et pas un ou une autre, c’est près de toi que je veux continuer à vivre et peut être vieillir.

Le mariage pour moi ce n’est pas un voeu prononcé une fois mais une infinité d’engagements quotidiens, des échanges, des rituels, des discussions pour reconnaitre ses erreurs, des projets communs petits et grands. Une construction.

C’est fatigant, terrifiant parfois car si contraire à la facilité. Mais c’est vivant parce que choisi. Etre fabuleux l’un pour l’autre parce que capable d’accepter et assumer les fissures et les plaies, de les absorber. Se renouveler l’un au contact de l’autre et bâtir ensemble une union paisible où on vient se reposer.

Le mariage, un lieu où on vient poser ses bagages dans une acceptation profonde de qui on est doublée par le symbole fort qu’il représente à l’heure où tout fout le camp.

C’est ce que je veux pour moi et pour toi.

Mon troisième, dernier livre probablement, est fini  » Seras-tu là ?  » . Tout un programme en cohérence avec cet article mais dans un tout autre domaine.

C’est maintenant l’heure de la mise en page avant l’édition.

La vie est belle de nos rêves et de nos réalisations.


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