Pardonner

Si il y a une qualité que j’ai c’est celle de pardonner. Je suis incapable de me fossiliser dans la rancoeur, ce qui ne signifie pas que j’oublie, loin de là.

Je ne gomme pas, je reconnais à la douleur l’existence qu’elle a eue, sa trace, son empreinte, je ne minimise pas en prétextant que « ce n’était rien ».

Je choisis de ne pas laisser le passé dévorer le présent. Pour cela il faut d’abord se retrouver soi même, se réparer, ramasser ce qui s’est éparpillé.

Je choisis en pardonnant de ne pas rester prisonnière de ce qui a été fait. Est ce que ça me coûte ? Non, je suis fabriquée ainsi, c’est chez moi, un mouvement naturel dont je peux évoquer les différentes strates du processus.

Il s’agit de lâcher le poids de la colère . La rancune est une dette que certains s’imposent à eux mêmes, une sorte de loyer pour habiter le territoire du ressentiment. Bien sûr la réparation ne sera jamais parfaite, tout ne redeviendra pas comme avant, ce n’est pas parce que la colère se relâche que s’instaure la confiance.

Pardonner est un geste qui nous appartient entièrement, qui ne dépend que de notre propre cheminement, ce qui rend le pardon si bouleversant c’est qu’il réintroduit du possible là où tout semblait figé.

Pour gagner en paix avec vous même, réintroduisez du possible là où tout semble figé et apprenez à pardonner : le mouvement de la vie.

(Ce point de vue, cette façon d’être m’est propre, je ne désigne ici personne de mon entourage présent ou passé, une autre de mes qualités (on ne peut toujours s’auto flageller), est de dire en direct ce que j’ai à dire sans passer par le détour d’un support publique)


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