Aller se faire voir ailleurs

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J’ai le goût des déménagements et je le prouve. Je ne sais combien de fois j’ai déménagé dans ma vie. En y réfléchissant d’une façon un peu approfondie, à moins d’avoir une vie intérieure et spirituelle très intense comme Einstein agéographique (c’est à dire totalement indépendant du lieu par sa vie intérieure et sa façon de réfléchir), je pense que changer son cadre de vie, le temps d’un été ou de manière plus durable change aussi notre rapport au monde et à nous-mêmes.

Tout changement de lieu, provisoire ou lié à un déménagement révèle une composante de nous jusque là ignorée.

Quitter un lieu qui était devenu un tant soit peu habituel, c’est changer de voisins, de point de vue, d’ambiance sonore, quasiment donc changer notre monde, notre environnement proche voire plus lointain.

Bien que je ne sois pas très à l’aise avec la perte de repères, je m’habitue assez vite à cette sorte de mise en congé de la précédente version de moi-même.

Aller se faire voir ailleurs, c’est se donner l’occasion d’exister autrement, parfois davantage, bousculer nos habitudes, nous contraindre à trouver de nouveau repères.

200 mètres peuvent suffire pour nous prouver que nous ne sommes pas invariants par translation dans l’espace.

De plus un déménagement est toujours l’occasion de se débarrasser des vieilles choses qui nous entourent, de faire le vide, de ne conserver que le nécessaire. Dans cet allègement il y a également, il me semble, une puissance de vie motrice donc forte.

Alors hop à mes cartons !


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