Défendons le droit à la paresse !

Le dur désir d’être inutile ! ( 1 minute de lecture seulement)

Il y a cent trente et un ans, le mouvement ouvrier et socialiste décidait de faire du 1er mai 1890 une journée mondiale de revendication. Très vite, les manifestations sont devenues fêtes. Mais que fête-t-on au juste ? On parle de « fête du travail », mais on ne célèbre pas tant le travail que sa réduction. Le 1er mai, c’est la fête des travailleurs qui ralentissent enfin. Une nuance qui signale le rapport complexe qu’entretient la gauche au travail. Pour Karl Marx le travail capitaliste est aliénant, mais il reste une catégorie fondamentale de la vie, le processus par lequel l’homme transforme la nature et se modifie lui-même. En revanche pour son gendre Paul Lafargue , tout travail au-delà du strict nécessaire est une folie, et il faut imaginer un DROIT A LA PARESSE (On imagine les réunions de famille !)

C’est à dire ?

“Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture.”

Dénonçant un illusoire droit au travail qui n’est pour lui que droit à la misère, Lafargue soutient qu’une activité proprement humaine ne peut avoir lieu que dans l’oisiveté, hors du circuit infernal de la production et de la consommation.

Et même il va encore plus loin :

🙂


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