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Derrière les volets clos, tout de bois fabriqués, la vie s’imagine . Une vie lente et douce …ou son absence dans le silence de la maison vide. Le bien aimé silence . J’aime les maisons abandonnées pour un temps, une journée ou toujours qui gardent la trace des vies qui ont été là pour un temps ou des jours . Maisons de vacances qui s’ouvrent aux beaux jours comme enchantées, où pénètre enfin la lumière dans les odeurs mêlées de cire, d’acres parfums .
On entre. On pose un doigt sur le meuble de la cuisine et on trace dans la poussière, comme on le faisait enfant, ses initiales ou un coeur. Le canapé sent le rance. Tout est rangé dans le même ordonnancement que quand on a fermé la porte il y a quelques mois. Des images reviennent des soirées passées, un verre à la main. De ta voix tranquille, du vieux disque qu’on écoute tandis que bruissent les dernières abeilles de la journée, sous la véranda on s’est installé, j’entends le bruit de tes sandales… Ecoute…
Dehors le vent s’épuise sur la remise et sous le parasol du feuillage il feuillette page à page le livre de notre bonheur. On croque du raisin bien tendre, on rit de tout et rien, on parle de nos amours passées, du temps de demain, de ce qui a été fait et tout ce qui reste à faire.
C’est tout cela qui se devine dans ces vieilles maisons d’histoires qui s’ouvrent de nouveau.
