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Mini article qui ne devrait pas surcharger les méninges de qui que ce soit, y compris des ingénieurs en agronomie, philosophes à leurs heures, gentlemen tout le temps, j’ai choisi d’évoquer tout et rien.
Parfois j’ai l’âme vagabonde.
S’il y a une chose qui passe avec l’âge c’est le sommeil. Autant je pouvais dormir à 20 ans, au milieu d’une fête d’une cinquantaine de personnes émargeant à 100 décibels, autant à la soixantaine je me réveille à présent (si je m’endors) quand le camion poubelle passe dans la commune d’à côté.
Dure réalité, sieste impérieuse dès 13 heures. La vie d’un retraité n’est pas folichonne, . »La vieillesse est un naufrage, les vieux sont des épaves » écrivait Chateaubriand… Plus on avance en âge, plus on ressemble à une tortue qui aurait décidé non pas de transporter sa seule carapace mais aussi le garage, le grenier et la collection complète des Encyclopaedia Universalis .
Les souvenirs. Notre sédiment. On ne traverse pas les époques, on les sédimente. L’autre jour j’avais décidé de faire du tri dans mes vieilles photos et cartes postales, l’intention étant de faire de la place, et deux heures plus tard, assise par terre, j’étais là à relire une carte postale de 1994 envoyée par quelqu’un dont j’avais tout oublié.
J’ai chez moi une boite à secrets avec tous les mots de mes amoureux, avant les textos donc. Il y en a même un dans un papier de boucherie, bien rose, le papier pour les rôtis de porc (ou veau). Un poème à l’intérieur. Pour moi qui passe et achète parfois des steaks hachés, pour dire l’émotion le couteau à la main entre le sang et les saucisses.
Autrement c’est plaisant à lire.
( Magritte , l’épreuve du sommeil)
